Sèmes (antiques ?)
Peut-être seuls les professionnels du verbe et du e-verbe trouveront un certain plaisir à consulter ces pages, mais elles ne sont pas réservées qu'à eux. J'entends déjà des webmasters vouloir ajouter des commentaires, et c'est heureux, car qu'est-ce qu'une langue vivante sans les supports d'aujourd'hui et de demain ?
Ecrivains, webmasters, graphistes, lecteurs, pigistes, artistes, référenceurs, ... nous sommes tous des logiciens taillant les pierres d'une cathédrale, d'un puzzle dont nous ne verrons pas l'achèvement, le panorama final ; dans cette drôle d'histoire et histoire drôle de la langue... S'il y avait un terminus, pourquoi l'art ! Comment vivre, surtout ?
Nous vivons dans l'érosion de ce qui nous fait et de ce que nous faisons. Rien de négatif là-dedans. C'est la nature au carré. La nature de la nature. Des choses. Pas dans l'ordre. Il y a quatre siècles, "erreur" n'était pas péjoratif, car cela provient directement du verbe "aller" : écoutez l'errance comme un tâtonnement vers ce que l'on devient, vers ce que l'on est devenu, ou ce que l'on deviendra. Toutes ces bifurcations, carrefours labyrinthiques pour que naisse encore et que perce toujours la langue de notre vivant.
Alors ne nous détournons pas de nos contemporains, de ce qu'ils nous disent, du comment et du pourquoi ils nous le disent, de ce qu'ils veulent ; de ce que nous désirons, seul ou à plusieurs, et de ce que nous pouvons entendre, que nous soyons des entreprises, des agences de communication, des communes, des particuliers, des thésards, des étudiants, des associations, des écrivains, romanciers, nouvellistes, des photographes, des comédiens, ... Nous sommes tous les poètes de nos projets (pléonasme). Des invités à la vie qui veulent devenir acteur et auteur de la leur !
Y a-t-il une langue commune ? Je veux le croire. Croire en ce non-fantasme. Générer des axes de partage au delà de toute obédience - qu'elle soit religieuse ou publicitaire ; politique, artistique. Reste que le wécrit et l'écit se doivent d'être lisible de toutes et tous, car au service de chacun d'entre nous. La roulette des mots s'arrête sur du présent. Ne l'oublions pas.