http://www.julien-soulier.com <![CDATA[Julien Soulier - Ecrivain public]]> CMS Nina <![CDATA[ACA 2011]]>

 

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<![CDATA[Lecture de Julien Soulier La ville en poésie (15/12/11)]]> A l'occasion de sa première lecture littéraire, Le CROUS vous convie à La Petite Gallia 3, boulevard de la Victoire pour rencontrer Julien Soulier, écrivain public et poète sur le thème : "La ville en poésie". L'écrivain remontera avec vous plus de vingt ans d'écriture  et de bitumes, clochers, trottoirs, asphaltes au chant tantôt cauchemardesquement terrestre tantôt mystico-aérien. Un débat s'ensuivra avec l'auditoire sur la poésie d'aujourd'hui.

Les quarante premiers inscrits sur réservation Internet auprès du CROUS se verront offrir chacun(e) un recueil de poèmes, parmi Arrachoir (2003), Book émissaire (2005), Encore des crépuscules (2010) ; Feuilles de route (2001) étant épuisé chez l'éditeur, Eclats d'encre.

 

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<![CDATA[Académie Rhénane octobre 2011]]> Membre de l'Académie Rhénane depuis le mois de mars 2011, un de mes textes en prose sera lu le 8 octobre 2011, au cours d'un Récital de Poésie consacré à l'enfance.

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<![CDATA[ThéâtrAlis 2011]]> Participation parmi sept stagiaires à l'atelier d'écriture animé par l'auteur, comédien, poète, metteur en scène, réalisateur,  dramaturge Gabriel de Richaud de janvier à juin 2011 autour du thème du labyrinthe (Taps Gare, Strasbourg).

Restitution au festival ThéâtrAlis avec "Le Jogging d'Antoine", extrait du roman Vacarmes en cours d'écriture, lu par trois autres participants de l'atelier, le 3 juillet 2011 entre 14 h 30 et 15 h 25. (Les extraits de pièces sont intégralement lus par les écrivains, seul(e) ou à plusieurs, sur le principe : personne ne lit son propre texte.)  Le roman Vacarmes met en scène une ville en fragments et son influence sur ses habitants. L'extrait est le quatrième tableau du roman.

Lire en complément (bas de page) : 4. Le Jogging d'Antoine 

ThéâtrAlis 

Spectacle Vivant Théâtre - Festival

ThéâtrAlis 2011
Festival de Théâtre Amateur de Strasbourg
Atelier d’écriture des TAPS 2010/2011 – Lecture publique (Alsace)


Date Le 03/07/2011 à 14 h 30
Contact
http://theatralis.trois14.org
Organisateur Collectif Trois 14 de théâtre amateur
Les autres manifestations du même organisateur
Lieu Hall des Chars - Salle des colonnes,
10, rue du Hohwald, à Strasbourg
Afficher les manifestations organisées dans ce lieu
Tarifs Entrée gratuite
Description Mise en voix : Gabriel de Richaud,

Voix des stagiaires de l’atelier


du 30 juin au 4 juillet 2011
au TAPS-Gare, Hall des Chars et Friche Laiterie

L’accès pour tous à la culture en général et au théâtre en particulier est l’une des conditions essentielles de l’intégration et de la participation des citoyens à la vie de leur cité. Assister à des représentations en tant que spectateur, participer à des spectacles (en tant que dramaturge, metteur en scène, comédien, technicien, costumier, décorateur) : autant d’occasions de s’ouvrir à la pluralité culturelle, de s’exercer à l’écoute de l’autre, et partant de là, à la tolérance et à la démocratie.
Aussi Trois 14, depuis sa création en janvier 2000, a-t-il pour objectif la promotion du théâtre amateur au sein de la C.U.S. et ses environs. 26 troupes ont d’ores et déjà rejoint Trois 14.

Informations pratiques :

Le festival ThéâtrAlis est organisé par l’association Trois 14, collectif de théâtre amateur de Strasbourg avec l’aide financière de la ville de Strasbourg, du Conseil général du Bas-Rhin et de la Direction régionale des Affaires culturelles. Il bénéficie en outre d’un partenariat avec le Théâtre national de Strasbourg, les TAPS, la Friche Laiterie et le festival Couleurs Conte.

Billetterie :

Vendredi 1er juillet à partir de 18 h
Samedi 2 et dimanche 3 juillet à partir de 14 h
10, rue du Hohwald 67000 Strasbourg

Tarifs :

1 spectacle : 10 ¤ pour les adhérents Trois 14 : 5 ¤
Pass soirée (18h30 + 21h) : 15 ¤ pour les adhérents Trois 14 : 8 ¤
Pass 6 spectacles : 35 ¤ pour les adhérents Trois 14 : 18 ¤

Locations – Réservations :

Par téléphone : 06 98 31 19 28 – 09 81 82 16 73
Par mail : http://www.strasb.org/tickets/

 



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<![CDATA[Concours de poésie CROUS 2011]]> J'ai eu la chance d'être choisi il y a quelques semaines par le CROUS (Strasbourg) en qualité de membre du jury de leur concours de poésie 2011. Ce concours est comme chaque année réservé aux étudiants, issus des universités strasbourgeoises comme mulhousiennes. Le jury, présidé par le poète Jacques Goorma, s'est réuni le 24 juin 2011 pour déterminer trois gagnants (les prix vont de 500 ¤ à une pile de livres). La cérémonie de remise des prix aura lieu courant septembre 2011.

Affiche du concours de poésie CROUS 2011

Lien actif : www.crous-strasbourg.fr

 

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<![CDATA[Faute(s) de mieux]]> Même dans un cadre professionnel, la présence d'erreurs sur un site, une plaquette ou autres ne dérange pas toujours ceux qui se prétendent conseiller en communication, ou rédacteur pour le web et qui en vivent. Pour ma part je trouve dommage et dommageable que la pratique d'une langue se perde, que l'on travaille pour des particuliers ou des entreprises. Consultant et référenceur de contenus Internet, Pierre Mourotte ne l'entend pas de cette oreille. Le dialogue qui suit rend compte de nos arguments divergents la plupart du temps ; à vous de les apprécier et de dire ce que vous pensez de ce débat et/ou de le continuer.   

  

 

Entretien (extraits) avec Pierre Mourotte,

référenceur professionnel, gérant de CWM Consulting 

 

[...]

 

Julien Soulier : Vous n'êtes donc pas intéressé par mes services de correcteur ? Huit erreurs [de grammaire, conjugaison, orthographe, ndr] ça fait beaucoup quand on parle de lisibilité et de méthode pour le respect du texte et de ses lecteurs. Vous ne trouvez pas ? 

Pierre Mourotte : Non, vos services ne m'intéressent pas, pour l'instant du moins...
Vous voyez 8 erreurs, je ne vois pas forcément cela comme des erreurs... Et puis, il est bon de s'adapter aux supports...
 

J.S. : Votre réponse est très intéressante et fort étrange : autant vos qualités rédactionnelles ne sauraient être remises en question - vous écrivez bien, c'est fluide, accrocheur, et cela doit certainement toucher un grand nombre de gens.
Autant, je tenais à vous alerter sur des erreurs, sans doute d'inattention, vu votre bagage scolaire et votre intention de générosité. Je voulais vous alerter, dans un élan nécessaire, sur le fait que par exemple quand il manque un "s" à "Je vends", cela risque de nuire à votre image de marque, à décrédibiliser la lecture pourtant ouverte et généreuse de votre page. Autrement dit, cela crée un fossé entre votre projet et sa réussite.
Mon intention n'est en rien de vous blesser, seulement de vous faire remarquer qu'il est une question de bon sens de se relire, ou au besoin d'être relu par un professionnel, surtout quand ce dernier vous le signale. Dans votre intérêt, c'est-à-dire dans celui de vos visiteurs potentiels, qui risquent d'y voir un manque de politesse, et surtout de placer leur confiance en quelqu'un d'autre.
Pour le coup votre remarque :
"Vous voyez 8 erreurs, je ne vois pas forcément cela comme des erreurs... Et puis, il est bon de s'adapter aux supports..." est incompréhensible à chaud mais pourrait faire l'objet d'un débat à plus grande échelle. En quoi le fait de commettre des erreurs volontaires - si je vous comprends bien - peut-il vous servir ? En quoi faire fi des règles de base de la communication écrite peut-il servir à vendre vos prestations ? En quoi aurait-on besoin aujourd'hui de dénaturer la langue pour toucher le plus grand nombre ? Est-ce directement lié à des questions de référencement ? 

P. M. : Vous avez raison sur le principe. Les fautes d'orthographe peuvent aller jusqu'à décrédibiliser un discours.
Pour autant, dans la communication a fortiori la communication web et le référencement, il faut savoir adapter son discours à sa cible.
Si vous avez trouvé des fautes dans mes billets et c'est tout à fait possible voire probable, c'est une erreur de ma part. Ce n'est en aucun cas volontaire. Mes billets sont orientés vers une catégorie de gens face à laquelle la qualité de l'orthographe doit être "bonne sans plus". Disons qu'il n'est pas utile à mon avis de trop perdre de temps à se relire. De fait, je me permet de penser que mon orthographe est naturellement "bonne sans plus" et je n'ai donc pas besoin de me relire outre mesure.
Je n'écris pas pour des universitaires, des littéraires ou des enseignants. C'est cela que j'entendais par "je ne vois pas forcément cela comme des erreurs..."
Pour aller plus loin que mon avis personnel dans cette réponse, le référencement contient effectivement une part de jeu avec la langue écrite. Orthographe ou grammaire peuvent être l'objet de "largesses" volontaires... Mais toujours selon des objectifs précis et en connaissance de cause. Mais il ne s'agit en aucun cas de "dénaturer" la langue. Il faut être à mon avis expert dans une langue écrite pour faire du référencement, non seulement à propos de sa sémantique mais également à propos de ses règles d'écriture.
Par exemple, jouer sur les singuliers et les pluriels, sur les genres ou encore sur des polysémies...
Pour finir, ma façon d'écrire mes billets, si tout n'est pas forcément conscient, comporte une part de jeu orthographique et grammatical, très important pour une prestation de communication.
 

J.S. :  Je suis sensible à tout ce que vous me dites : c'est bel et bien un échange constructif et j'en suis ravi. Ce n'est pas tous les jours, croyez-moi, qu'on arrive à échanger aussi légèrement sur des sujets aussi glissants.
Je suis d'accord avec vous sur le fait d'adapter son discours à sa cible. Ainsi quand un mari s'adresse à sa femme qu'il vient de tromper me dit qu'il maîtrise mal le français, je ne vois aucune objection à ce qu'il ajoute ou ampute une lettre sur mesure écrite par mes soins par des fautes de grammaire souvent grosses. Mais c'est à lui seul de le faire et de l'assumer. Le tout est que le client puisse s'identifier de façon optimale à ce qu'il demande. C'est le plus important, en fin de compte, et là je vous rejoins.
Pour autant, même s'il m'arrive d'être également nègre - je préfère le terme "fantôme" - pour des thésards, et même si je suis encore écrivain publié à l'échelle nationale, je ne faisais pas spécifiquement référence à des lectorats littéraires ou universitaires - qui sait qui se cache réellement derrière des lunettes dans un Strasbourg-Paris ? Bonde ou brune... Encore une qui lit...
Je ne définis pas ma profession comme celle d'un professeur par défaut, n'y voyez rien de scolaire, mais le fait est que le respect des règles en vigueur est le meilleur moyen d'être entendu de tous, et d'être lu par tous.
Bien sûr, les bouquins que j'ai publiés dénaturent parfois volontairement la langue, par des jeux de mots par exemple, mais précisément pour que mes lecteurs puissent s'interroger sur un contournement ou même un détournement du français qui, n'en doutons pas, est en évolution constante. Et c'est tant mieux ! Je vous renvoie pour cela aux articles de presse présents sur mon site Internet :
 http://www.julien-soulier.com/articles-de-presse.html et aux poèmes présents sur la page http://www.julien-soulier.com/auteur.html.
Seulement - et ne le prenez pas de haut - avant de déconstruire une langue ou d'abonder dans le sens de son évolution permanente, encore faut-il en être conscient. Encore faut-il le décider, au lieu de s'en remettre au hasard de la culture des lecteurs potentiels. Sinon, cela revient à jouer à la roulette russe avec notre image de marque. C'est mon credo.
Pour me résumer, j'imagine assez mal
"un expert dans une langue écrite pour faire du référencement" passer à la trappe les usages élémentaires de la grammaire et de la typographie.
 

P.M. : A vous lire, il semble que la langue soit une sorte de "sanctuaire" compris de tous et devant être utilisé par tous. Je ne peux vous suivre dans cette voie.
La langue n'existe pas en soi si ce n'est par celui qui l'a créé et qui la modifie à loisir selon ses objectifs. Elle n'est qu'un produit de communication créé par l'homme dans un but précis.
"le respect des règles en vigueur est le meilleur moyen d'être entendu de tous, et d'être lu par tous" > s'il suffisait de parler ou de lire la même langue pour être compris... Une langue n'est pas une nomenclature...
"avant de déconstruire une langue ou d'abonder dans le sens de son évolution permanente, encore faut-il en être conscient" > pourquoi donc ? Je sens une pointe de dirigisme dans cette remarque qui ne me plait pas. La langue n'appartient-elle, selon vous, qu'à une élite consciente de son pouvoir et s'adjugeant une capacité à la transformation linguistique ?
"Pour me résumer, j'imagine assez mal "un expert dans une langue écrite pour faire du référencement" passer à la trappe les usages élémentaires de la grammaire et de la typographie." > Je ne prétends pas expert de la langue française, loin de là. Pourtant, j'applique à la langue cette "torture délicieuse" qui ne la rend que plus belle pour mon métier. Le référencement n'est pas une affaire de linguistique mais uniquement de sémantique proactive et de marketing. Bien entendu, les deux se mélangent.
Je ne rejoins donc pas votre conception de la langue. Mais il reste néanmoins intéressant de partager votre point de vue. Ou peut-être ai-je mal compris votre message...

J.S. : Juste une chose en passant : la langue n'appartient pas à une élite mais à tous, elle est démocratique, encore faut-il que nous la parlions tous. Après, bien sûr, on peut et on doit parler le langage de l'autre pour être compris de lui. Ne faites-vous pas la confusion entre langue et langage ? Deux choses retiennent mon attention de nos messages :
1) En quoi être vigilant sur des fautes qu'un collégien - espérons - ne ferait plus nous rendrait élitiste ? Etre élitiste, c'est parler à un petit groupe de personnes triées sur le volet. Au contraire, nos professions exigent que l'on parle au plus grand nombre. On ne sait jamais qui va nous lire vraiment, car même si un public est ciblé, des personnes de toutes générations confondues peuvent et ont le droit de parcourir nos pages ;
2) Alors, attention justement à ne pas obscurcir notre discours écrit par un hermétisme de mauvais aloi à force de biaiser ou de se défaire des règles de compréhension linguistiques les plus élémentaires. Il ne s'agit pas d'une position puriste, juste d'un respect des mots et donc de notre lectorat, choisi ou non. De tout le monde dans l'absolu.
Prenons un exemple : vous écrivez dans l'un de vos billets :
"Ce qui se conçoit bien s'ennonce bien". Or s'ennonce s'écrit normalement s'énonce. Si votre lecteur croit que c'est une liberté de votre part, que votre erreur est volontaire, ce qu'il est en droit de décider, car c'est une erreur assez énorme, il peut se dire que vous l'avez fait exprès pour changer le sens de la définition de l'éloquence. Le lecteur est alors en mesure de penser que vous vous moquez de cette maxime, et que vous allez travailler dans le sens inverse d'une conception claire et précise. Cette erreur modifie donc le fond de votre message : on peut penser que vous faites un gag sarcastique sur la bonne énonciation, clé du professionalisme et des qualités que vous vous évertuez à mettre en avant. Cette simple erreur peut conduire au suicide de votre image de marque...
= C'est seulement sur ce socle linguistique que la sémantique, le choix des mots, et les jeux multiples sur la langue, qui à des fins publicitaires, qui à des fins poétiques, peuvent entrer en scène, selon moi.
Et encore faut-il rendre le lecteur attentif, au fait que si nous ne parlons plus sa langue quotidienne, cette orientation est intentionnelle. Le fond du discours doit alors répondre à ce viol ludique de la forme.

P.M. : Pourquoi j'ai parlé d'élitisme ?
Eh bien simplement parce que, dans votre discours, transparaît l'idée de deux publics distincts, l'un connaissant la langue et la maniant avec beaucoup de dextérité (dont je ne fais personnellement pas partie) et l'autre s'efforçant au mieux d'utiliser un langage commun (et non une langue ; je n'ai d'ailleurs pas précisément compris ce que vous entendiez par "langage" et je ne vous en veux pas de sous-entendre que je confonds "langue" et "langage", dérivé de "language" signifiant "langue").
Dans la réalité, il est évident que certains manient la langue de manière plus "académique" que d'autres. Mais créer deux catégories distinctes est, à mon avis, très dangereux et mène à l'établissement (même virtuel) de castes.
Je doute que cette erreur retienne l'attention de beaucoup de gens. Il n'empêche que, si j'ai choisi délibérément de faire cette faute à des fins poétiques, elle n'en reste pas moins une erreur.
De là à jeter mon image de marque dans le gouffre.... J'en doute largement. Comme je vous l'ai dit, ma cible n'est pas littéraire et à cheval sur des principes linguistiques.
Selon elle, l'orthographe ou la grammaire est secondaire même si un minimum n'est pas à dépasser.
 

J.S. : Je regrette monsieur, c'est vous qui parlez d'élitisme et de deux publics distincts ( ?) ; moi je parle d'une écriture adaptée à tous, pour que chacun puisse se comprendre et comprendre l'autre. Dans laquelle chacun peut s'identifier. Mais où commence l'élitisme pour vous ? A un niveau scolaire de cinquième ? Ne pas être capable de se remettre en question, ne pas se relire ne saurait constituer un argument valable vous dictant que l'autre est élitiste ou méprisant.
Mon discours n'a rien de dogmatique : il est pragmatique. La grammaire est une des mathématiques de l'écrit : vous ne pourrez jamais monter une étagère si vous ne voulez pas savoir ce qu'est un angle droit. Vos planches auront beau être belles, ça ne servira à rien. Il y a un minimum de maîtrise et de réflexion à acquérir avant de se lancer dans un chantier, demandez aux professionnels du bâtiment, demandez aux menuisiers, sortez de chez vous et allez regarder comment travaillent les grutiers et les maçons, leur technique de précision doit être infaillible pour que du sol à la toiture, la maison tienne droit. Je suis un maçon du verbe : je n'invente pas le verbe, je m'en sers pour que la phrase tienne debout, pour que l'idée ne tombe pas en morceaux au moindre coup de vent. Où voyez-vous quelque élitisme dans mes propos ?
Enfin, respecter une grammaire établie n'est pas fait pour être joli. Cela sert la clarté de vos dires, de nos dires à tous. Cela sert à respecter l'autre et à être compris de lui. Ecrire produit du lien social avant tout. Si un lecteur, n'importe lequel, tombe sur une erreur de base que vous commettez, sciemment ou non et qui appartient à la langue de tous, croyez-vous qu'il fera l'effort de vous suivre dans votre propre langage, à savoir celui du marketing par exemple ? Peut-on se fier à une personne qui se prétend stratège de la communication si elle ne fait pas l'effort de respecter les règles exigées par toute communication ?

P.M. : Je ne crois pas qu'il soit utile d'aller plus loin dans cette conversation. Nous n'avançons malheureusement pas.
Néanmoins, je reviens uniquement sur un point : "Peut-on se fier à une personne qui se prétend stratège de la communication si elle ne fait pas l'effort de respecter les règles exigées par toute communication ?" Vous considérez que je ne respecte pas les règles du français ? La communication se limite d'après vous à la langue ?
Je respecte votre point de vue mais je considère tout de même que bien peu de gens le partage. Si la communication se résumait à quelques fautes d'orthographe...
Vous m'avez dit au départ vous intéresser au référencement. Soit. Mais je doute que l'aspect sémantique et non linguistique du référencement vous soit ouvert, car si vous vous arrêtez à la moindre faute d'orthographe ou de syntaxe rencontrée sur le web... Google non plus ne s'y arrête pas, il est de plus en plus capable de comprendre un discours académiquement défaillant...

 

J.S. : La communication ne se limite pas au respect de la langue, au contraire c'est la base, son socle, son commencement. C'est justement sur quoi se base l'éloquence dont vous faites l'éloge.
Et ce n'est pas parce que peu de gens, comme vous dites, mais cela n'engage que vous, se désistent d'une bonne communication écrite qu'il faut baisser les bras. En tout cas, je n'abandonne pas cette cause quotidienne qui nous sert à nous relier les uns aux autres.
Ainsi la communication ne se réduit pas à de simples pointages d'erreurs : même s'il est vrai que la communication ne peut commencer à exister que quand ces erreurs sont corrigées ; sinon tout message - professionnel j'entends - se trouve caduc, voire inopérant.
Et encore une fois, il ne s'agit pas de s'exprimer dans une langue académique, mais juste conventionnelle, juste respectueuse de nos lecteurs, de nos partenaires, de nos collègues, de nos clients.
Je ne parlais pas des robots de Google, mais des humains que nous sommes et qui ne sont pas encore complètement lobotomisés par les diktats des fonctionnalités informatiques. Je refuse de perdre mon intégrité physique comme émotive, je refuse de me laisser aller à des amalgames et syllogismes au nom de la très sainte Divinité Virtuelle...
L'objet même de la sémantique est avorté quand on laisse tomber, de surcroît par facilité, par paresse, les règles du français. C'est une question de bon sens et je m'étonne seulement que vous ne partagiez pas cet avis.
Je reviendrai vers vous sur le sujet du référencement, si vous n'y voyez aucun inconvénient, car j'ai encore beaucoup à apprendre. (Pour moi, la culture n'est pas ce qu'on sait déjà mais une curiosité vers ce qu'il nous reste à découvrir, à améliorer, en nous-mêmes, et en lien avec les autres. Je ne vous fais pas la morale, c'est juste une phrase qui me tient à coeur.)

 

[...]

Dimanche 18 octobre 2009

publié sur ce blog le 12 février 2011

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<![CDATA[Fautes et usage de fautes II]]>                  les classiques du XXI siècle Couv 1

                 couv 2

Y en a qui s'marrent...

 

Et d'autres, pas vraiment...

Cf. Le Canard Enchaîné du 6 avril 2011 (n° 4719)

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<![CDATA[Printemps des Poètes 2011]]> Julien Soulier a participé à la session poétique "Ouï Libre" (cf. Association Ouï Lire) accompagné à l'accordéon par Fanny Reiss, en lisant le poème "Dans l'aspahlte des rêves" issu de son recueil Encore des crépuscules (paru en octobre 2010) et testé  l'oralité de sa dernière chanson : "Mandala 21" (commandé par Alex Omont pour son disque Embryo) devant le public réuni le 19 mars 2011 en la salle blanche de la Librairie Kléber à l'occasion du 13e Printemps des Poètes strasbourgeois.

 

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<![CDATA[Printemps des Poètes 2011]]> Julien Soulier a participé à la session poétique "Ouï Libre" (cf. Association Ouï Lire) accompagné à l'accordéon par Fanny Reiss, en lisant le poème "Dans l'aspahlte des rêves" issu de son recueil Encore des crépuscules (paru en octobre 2010) et testé  l'oralité de sa dernière chanson : "Mandala 21" (commandé par Alex Omont pour son disque Embryo) devant le public réuni le 19 mars 2011 en la salle blanche de la Librairie Kléber à l'occasion du 13e Printemps des Poètes strasbourgeois.

 

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<![CDATA[Printemps des Poètes 2011]]> Julien Soulier a participé à la session poétique "Ouï Libre" (cf. Association Ouï Lire) accompagné à l'accordéon par Fanny Reiss, en lisant le poème "Dans l'aspahlte des rêves" issu de son recueil Encore des crépuscules (paru en octobre 2010) et testé  l'oralité de sa dernière chanson : "Mandala 21" (commandé par Alex Omont pour son disque Embryo) devant le public réuni le 19 mars 2011 en la salle blanche de la Librairie Kléber à l'occasion du 13e Printemps des Poètes strasbourgeois.

 

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<![CDATA[Printemps des Poètes]]> Julien Soulier a participé à la session poétique "Ouï Libre" (cf. Association Ouï Lire) accompagné à l'accordéon par Fanny Reiss, en lisant le poème "Dans l'aspahlte des rêves" issu de son recueil Encore des crépuscules (paru en octobre 2010) et testé  l'oralité de sa dernière chanson : "Mandala 21" (commandée par Alex Omont pour son disque Embryo) devant le public réuni le 19 mars 2011 en la salle blanche de la Librairie Kléber à l'occasion du 13e Printemps des Poètes strasbourgeois.

 

Printemps des poètes 2007 à La Grotte (Strasbourg) sur le recueil Book émissaire (2005) en compagnie de Maxime Perrin (Passa Nada) dans un set de 30 minutes pour chauffer la soirée d'une slam session organisée par l'Association Mistral Est.

 

Printemps des Poètes 2003 au Zanzibar (Strasbourg) sur les recueils Feuilles de route (2001) et Arrachoir (2003), en compagnie de Maxime Perrin (Passa Nada) et de Torso.

 

 

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<![CDATA[Histoire vivante de la langue : Alain Rey]]> Retrouvez Alain Rey sur France Inter (4 mars 2011) pour une chronique sur l'évolution de la langue française, ses néologismes, sa poésie, à ne pas confondre avec un laisser-aller oral et/ou écrit : fautes basiques entre tocs et tics.

http://www.dailymotion.com/video/xhd4eh_alain-rey_news 

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<![CDATA[Rapsodies Emosexuelles]]> Sortie du disque Rapsodies Emosexuelles attendue pour le 1er mars 2011

 

 

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<![CDATA[Spoken-Word & Musique Hybride]]>

Le disque Rapsodies Emosexuelles est sorti le 10 mars 2011 !

Fruit de la collaboration poético-musicale au long cours entre Julien Soulier et Vincent Fallacara qui trouve son terme ce mois de mars 2011 dans l'édition de ce huit titres insolite. Si Julien Soulier a écrit sept titres et Joëlle Angéli "Enassassinée", Vincent Fallacara, leader du groupe Torso, a composé, joué, enregistré, mixé et masterisé toutes les musiques dans le Somewhere Studio du label Factotum. Parfois torsiennes dans le lointain, les compositions musicales se détachent réellement des obsessions de VinZ F. quand Vincent Fallacara, co-signataire du disque, se met au service de ces huit poèmes (quatre issus de Encore des crépuscules et quatre inédits) scandés par Julien Soulier.    

N'oublions pas le travail d'Eléonore Dumas pour la photographie de la pochette, photographie issue de la série Homme Debout. Merci à elle !

 

Au fil de « Arbori sapientia », « Emovarius », « Dans la peau d'un homme », « Saint-Valentin 2010 », « Mélancomane », « Fou ! », « Grammaire de l'être », Julien Soulier exprime dans son « névropatois » la quintessence émotionnelle d'un Thésée agoraphobe qui se serait perdu pendant dix ans dans son propre labyrinthe.

Aventures dans une cité rendue menaçante par le silence du bitume.

Bouffées mystiques et crispations d’amours autistes, tout est bon pour croiser l'absence qui cristallise nos angoisses.

Mais si les textes diagnostiquent la bascule dans la folie d'un « ours en miettes », demeure un espoir « mélancomique », non pas de rebrousser chemin, mais de se retrouver au-delà des sas de la catharsis, au lieu de se fourvoyer dans un redoublement perpétuel de personnalité.

 

 

Ecoutez  et achetez en ligne en version dématérialisée pour à peine 5 ¤ via Deezer, par exemple, ou via Paypal l'album cartonné  Rapsodies Emosexuelles (6 ¤ + 2 ¤ de frais de port pour huit titres) sur le catalogue de http://www.factotumrecords.com/ ou bien directement en bas de cette page, ou encore par voie postale, après avoir pris contact avec Julien Soulier : 06 40 50 41 47 ou Vincent Fallacara : 06 04 45 32 48.

Téléchargez librement les textes de Rapsodies Emosexuelles sur cette page (voir compléments).

 

REFLETS DNA Samedi 2 avril 2011

Article écrit par Joël Isselé et publié le 2 avril 2011 dans "Les Reflets" DNA, n° 331 - Du samedi 2 avril au vendredi 8 avril 2011, p. 2. Egalement deux podcasts à retrouver ici.

 

 

Posté par Sylvaïn Nicolino dans Albums, Chroniques  

Label : Factotum Records

07 avr 11

La poésie se vend peu en France. Des livres souvent chers et en tirage limité ; le préjugé qui laisse croire que c’est une pratique réservée à une élite ; la peur de ne pas comprendre. Face à cet état de fait, les poètes se lancent à l’assaut du monde musical ; Serge Teyssot-Gay reprend Georges Hyvernaud, Antoine Volodine s’associe à Denis Frajerman, Christophe Manon se lie avec motif-r et yod…

Julien Soulier a publié un recueil aux Éditions Éclats d’encre, « Encore des Crépuscules ». Fan de musique, il rencontre avec Vincent Fallacara un fan de littérature contemporaine. Vincent, sorti de son projet Torso, apporte son savoir à ces textes sombres et beaux, « où le spleen fait ses gammes ». On ne peut s’empêcher de voir le lien profond qui se crée entre l’univers de Vincent et celui de Julien. Le risque était donc grand de ne trouver en cette collaboration qu’un Torso affaibli. La voix de Julien est un peu moins démonstrative, joue moins sur la sensualité et Vincent apporte son soutien par des reprises de mots et de slogans. Tessiture morne, monolithique, lente, certes, mais clairement humaine et profondément émotive. La musique se fait moins rock, instaurant des climats, des brouillards synthético-coldwave, appuyant de ses rythmes la diction. Les guitares aériennes flottent au-dessus des mélodies lourdes, souterraines (« Saint Valentin 2010 »). Sur ces nuages acides, la voix se pose gravement, échappant de son côté au spoken word incontrôlé. Ce cadre rigoureux appuie sur chaque mot, l’inscrit dans une démarche, une analyse cathartique, un partage. Les variations dans les arrangements, les murmures captés au plus proche du souffle asthmatique (« Mélancomane ») donnent une énergie incroyable à ces textes jetant un regard dépressif sur l’homme. On ne sort pas déprimé de cette écoute, pas   plus   que de celle d’un Shurik’n sur « Où je vis » (« Dans la Peau d’un Homme »).

Ce Rapsodies Émosexuelles est un disque qui dilate l’écriture au point qu’on    peut se demander si  on lira les textes de   Julien Soulier   sur    du    papier…        « Grammaire de l’Être », par son analyse du fait poétique nous y pousse. Quant à Vincent, ce retour à la voix comme instrument premier, hors du recours au refrain trop marqué, le pousse dans une zone de danger et d’innovation plus qu’intéressante.

Redevenons terre à terre : le CD ne coûte que six euros sur le site du label où l’album est en écoute intégrale.

Note : 80 %

 

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Julien Soulier et Vincent Fallacara

Posté par Sylvaïn Nicolino dans Articles & Bonus, Interviews |

 

10 avr 11Julien Soulier et Vincent Fallacara  

Sortie de Rapsodies Emosexuelles, un disque réunissant l’écrivain Julien Soulier et le musicien Vincent Fallacara du groupe Torso. La cold-wave rencontre des textes froids et les deux assemblés distillent une chaleur surprenante. Un disque de textes qui envoûte et souligne les rencontres artistiques toujours possibles. L’échange par-delà les angoisses, la création qui magnifie l’accord de deux solitudes.

 

Sylvaïn Nicolino pour ObsküreMag : Bonjour Vincent, bonjour Julien, où vous êtes-vous rencontrés ? Dans un concert ? Dans une librairie ?

 

Julien : Dans mes souvenirs, j’ai chroniqué Vincent pour le fanzine mensuel estudiantin Check Point, vitrine de l’Association Dionysos dont j’étais rédacteur en chef, début 1996, chez lui alors qu’il habitait encore Strasbourg – quartier Cronenbourg et qu’il faisait alors partie du groupe A Sordid Poppy. A cette époque je suis tombé amoureux de la plupart de ses textes, de leur étrange facilité à se donner. Entre deux verres de vodka précieusement offerts, une de ses phrases restera pour toujours gravée sur le marbre de mon disque dur émotif : « Pour moi la vie, c’est traverser le désert, uniquement, peu importe qu’on ait mal, ou ne pas en rester indemne, le tout est de pouvoir le traverser, avec le moins de casse possible. » Ça a commencé par m’intriguer – en tant qu’agoraphobe notoire – et ses propos resteront comme une maxime indélébile – au contraire de mes crises de panique qui, merci, me laissent tranquille tous les six mois. Du haut de mes 21 ans, j’avais l’intuition qu’il irait loin et c’est toujours le cas. Je vous laisse découvrir vous-mêmes ses albums, si vous ne les avez pas écoutés. Vincent Fallacara, on en reparlera encore dans longtemps, c’est mon avis. C’était déjà à mes yeux un grand honneur de le rencontrer en 1996, et un flow d’émotivité en moins quinze ans plus tard, cet honneur est toujours au rendez-vous, et en plus nous sommes entretemps devenus amis. J’ai été aficionado de ses groupes successifs (A Sordid Poppy, JefH, Torso), spectateur d’une centaine de leurs concerts, et le suis toujours.

 

Vincent : C’est effectivement la littérature qui nous a fait nous rencontrer. A l’époque, je fréquentais des soirées littéraires organisées par l’Association Dionysos. Outre les textes pour A Sordid Poppy qui opérait alors son virage vers le « tout en français » avant de céder sa place à JefH, j’écrivais des nouvelles très marquées par l’½uvre de Bukowski. Nous pensions tous pouvoir tenir un rôle dans la littérature. Au final, seul Julien y est parvenu.

 

Julien, la scène qu’on appelle slam est assez récente : qui t’a servi de référence première pour dire ses propres textes poétiques ? Toute proportion gardée, je m’interrogeais sur Léo Ferré…

 

Julien : Bien sûr il y a Ferré mais aussi Gainsbourg (qui se détestaient cordialement). Bashung parfois (cf. L’Imprudence). Mais, si je ne suis l’intermédiaire de personne, je crois de plus en plus que je monte sur une scène pour parler à la place d’autres hommes, mais muets, issus de ma famille – au-delà de narrer des traumas universels souvent tabous. Le fait est que je ne suis pas chanteur ; dans les années 2000-2005 je prenais cela comme un défaut et plus je cherchais des chanteurs, moins j’en trouvais. Alors j’ai déclamé, parlé moi-même. Je me suis pris au jeu. Ça a commencé au Pub Austerlitz en juin 2000 – un petit conseil : ne vous inscrivez jamais pour un lundi soir, c’est la soirée réservée aux alcoolos, comme dépucelage il y a mieux – accompagné au piano par Sylvain des Bar’Zingeurs sur « Dans la ville » (cf. Arrachoir, Editions Eclats d’encre, 2003). Je ne fais pas vraiment de slam ; la confusion vient sans doute du fait que j’ai scandé mes textes entre 2000 et 2007 dans des bars strasbourgeois, lyonnais, parisiens et allemands et que j’organisais des gueuloirs (Café Atlantico, Troc’ Café, …) alors que le slam tissait son émergence et que j’ai pu, accompagné de mon ex-guitariste Maxime Perrin, chauffer des salles de slam sessions (L’Hippocampe, La Grotte) par des sets de 30 à 45 mn, lorsque j’étais auteur-interprète du groupe Passa Nada.

 

Vincent, vois-tu une différence entre ton travail de parolier au sein de Torso et le travail à fournir pour Julien ?

 

Pour Rapsodies Emosexuelles, il était très clair pour moi, qu’il me fallait oublier le fait d’être parolier de Torso, voire même oublier Torso complètement lors des sessions de travail. Ma volonté était de me mettre entièrement au service des textes de Julien. Je ne me suis autorisé aucune « ingérence » dans les textes de Julien. Lors des prises de sons-voix, mes interventions se limitaient à des conseils, des directives concernant le placement de la voix.

 

Julien, puisque tu connaissais les disques de Torso, qu’est-ce qui t'a motivé à travailler avec Vincent ?

 

Julien : Sans jouer au pom-pom boy, j’ai suivi avec ardeur et minutie l’évolution de Torso. J’ai suivi la trajectoire de Vincent et de ses musiciens pendant quinze ans. Sur les plans musical comme littéraire, j’ai pu observer une épuration pour toucher la quintessence de la douleur comme de la joie.  Depuis sept ou huit ans, Vincent fait partie de mes influences au niveau des textes ; je le « range » au même niveau que Philippe Léotard, Olivier Cadiot, Bertrand Cantat, Christian Descamps, HFT, mais aussi Antonin Artaud (cf. L’Ombilic des limbes), Verlaine ou même Louise Labé, dans leur rage, leur amertume, leur dépassement, leur autodérision d’Arlequins sarcastiques qui démasquent et desquament une société-Colombine qui fait le trottoir depuis des siècles. Voyez de nos jours majors à bout de souffle : alors que le sérail en est à sniffer son autarcie, quand l’autisme devient une valeur et pis, un luxe sociétal… Pendant ce temps, il existe bel et bien des paroliers/musiciens qui dans un élan généreux et (ré)générateur, vous donnent le vrai frisson, la preuve que vous existez. J’ai la chance de côtoyer l’un d’entre eux : Vincent Fallacara.

 

Vincent : En fait, la fusion s’est faite très naturellement. L’atmosphère au studio était studieuse mais très détendue. On se voyait de façon très espacée, mais chaque séance d’enregistrement s’avérait fructueuse. Comme si nous avions su capter l’essence même de notre travail. On s’est beaucoup parlé et écouté. Mais surtout, dès l’enregistrement de la première chanson, j’ai senti qu’on tenait un truc très puissant, j’ai vite compris que ce disque serait le fruit d’une véritable et inexplicable osmose. Cette fusion a atteint son paroxysme lors de l’enregistrement de « Grammaire de l’être ». Julien a déclamé son texte et moi je me suis mis au synthé (un vieux Korg WS 30 pour les amateurs de techniques) et j’ai improvisé en réagissant à ses sautes d’intentions, ses silences, ses respirations et j’ai eu le sentiment qu’il réagissait à son tour à mes réactions. Un moment très intense. Un léger overdub de guitare, et le titre était en boîte.

 

Comment évite-t-on l’écueil de la musique qui sert de béquille à des textes faibles ou mal interprétés ? Comment évite-t-on de se retrouver avec une musique trop emphatique ? Le travail en commun a-t-il été délicat pour vos egos respectifs ?

 

Vincent : Très bonne question. Ça a été ma principale préoccupation lors de l’élaboration de ce disque. Je n’avais aucune crainte concernant la voix de Julien car, ayant assisté à un grand nombre de ses lectures, je savais qu’il se dégageait de ses textes, comme de sa voix, une force, une musicalité intrinsèque et une si grande sincérité qu’il me semblait impossible que la partie texte et voix soit faible. C’est dans l’écriture et la production de la musique qu’il me fallait rester constamment vigilant. Apprendre à me freiner, éviter la démonstration, la surproduction, les afféteries, veiller à ce que la musique respire avec le texte.

 

Julien : Ce qui peut être frustrant, c’est d’avoir une maturité artistique lorsque l’on ne la détient pas sur le plan personnel. Mais par chance, le problème ne s’est pas posé pour nous. Il s’agit sans doute bel et bien de chance pour moi, car quand Vincent m’a proposé ce projet, je me sentais prêt de façon aussi créatrice qu’organique. Quant à nos egos, on leur a donné un billet pour boire un verre ; nous, nous avions, encore une fois, mieux à faire.

 

Vincent : Et concernant mon ego, aucun souci. Avec l’âge et la réalité de la portée limitée de mon « ½uvre », mon ego s’est rétréci considérablement. En outre, ça fait quelques temps que j’apprécie de plus en plus de travailler dans l’ombre, d’être la cheville ouvrière d’un projet. Mon travail en tant qu’ingé son et producteur dans mon studio, le Somewhere Studio, me procure beaucoup de satisfaction de ce côté-là. J’aime l’idée d’être à l’écoute des artistes et d’apporter ma pierre à l’édifice en toute discrétion, faire des propositions, pointer des directions en adéquation avec l’univers de l’artiste avec qui je travaille.

 

Le micro sacralise-t-il au-delà du nécessaire la parole ? Les effets ont été minimes et vous semblez avoir choisi l’option la plus intime possible pour capter la voix…

 

Julien : Aucune sacralisation là-dedans. J’ai envie de répondre par une lapalissade : le micro est un outil relié à un jack destiné à une piste d’enregistrement parmi d’autres. Par contre, selon l’acoustique des salles, je vais choisir ou non de m’en servir, en lecture sèche ou non.

 

Vincent : Le parti pris du texte avant tout, impliquait obligatoirement une certaine retenue sur les effets de voix. Pour que le disque fonctionne, une intimité différée entre l’auditeur et Julien devait être trouvée. D’où ce choix dans la prise de voix.

 

Vos deux univers sombres ont fusionné en délivrant des éclairs lumineux : ces respirations étaient-elles nécessaires ?

 

Julien : Oui, car même si je considère mon travail comme cathartique sur cet album (en abordant de front des obsessions comme l’angoisse, l’agoraphobie, l’absence, la solitude, la « seulitude », l’isolement, la sclérose affective, etc.), une personne en train de se noyer a forcément besoin de respirer ! Il n’est même plus question de dialectique ou de clair-obscur, mais de remonter à la surface pour engloutir de l’air, avant la prochaine descente dans l’apnée d’une douloureuse lucidité. Autant mon « univers sombre » n’est en rien enduit du miel de la complaisance, autant dans mes éclats de luminosité, je n’ai plus l’âge de me reposer sur de nouvelles illusions.

 

Vincent : Je dirais même que ces respirations étaient vitales (sans jeu de mot !). Je ne voulais pas que Rapsodies Emosexuelles soit un disque plombé dont on ressort avec l’envie de se tirer une balle. J’aime la noirceur et la profondeur dans la littérature, l’art en général et la musique en particulier mais je ne supporte pas quand cette noirceur se vautre dans l’auto complaisance malsaine. Les éclairs de lumières sont l’essence même de toute ½uvre et rendent la noirceur d’autant plus prégnante et belle, c’est la lumière qui rend les noirs du Caravage si bouleversants. J’aime beaucoup cette phrase de Leos Carax : « La nuit c’est comme le cinéma, tout ce qu’on n’éclaire pas n’existe pas. »

 

Donnerez-vous des concerts, des lectures publiques avec ce disque ?

 

Vincent : Julien donne déjà pas mal de lectures publiques de par son métier mais nous avons le désir fort de tourner avec ce projet en nous consacrant essentiellement sur les réseaux littéraires : médiathèques, librairies, universités.

 

Julien, qu’est-ce que cette expérience a changé dans ta façon d’écrire, si tu as écrit depuis ?

 

Julien : A chaque fois que je suis publié sous une manière ou une autre, il se produit en moi un réveil et je me surprends à noircir des pages de notes (vers, aphorismes, jeux de mots) avec une facilité retrouvée. Comme je sais que ça n’a qu’un temps, j’en profite dans un état d’urgence. Plus que du besoin, je retrouve du plaisir. Mi-mars, j’ai fini la chanson-poème « Mandala 21 » pour Alexandre Omont (guitariste de Torso qui s’est lancé dans l’expérience de réunir différents artistes autour de son propre disque – Embryo Project 01 à paraître chez Factotum Records en mai 2011). En périphérie du souhait de m’accomplir en tant que parolier tout-terrain, ça m’a redonné envie de reprendre l’écriture de travaux en cours, dont mon premier roman Vacarmes.

 

Et toi, Vincent, cette escapade hors de Torso, que t’apporte-t-elle dans ta pratique musicale ?

 

Vincent : Elle nourrit et enrichit ma pratique musicale, car j’ai pu faire des choses qui ne colleraient pas forcement avec l’univers de Torso. En plus, cette expérience en me décentrant m’a forcé à regarder Torso et notamment ma place de chanteur d’un peu plus loin et peut-être de façon plus lucide. Ça ne veut pas dire pour autant que je souhaite tourner le dos à Torso, bien au contraire, en ce moment, nous mettons la touche finale au nouvel EP de Torso, un cinq titres qui sortira en mai en version CD chez Factotum et en vinyle chez Déréliction Records (un tout nouveau label).

 

Le label Factotum se développe assez vite je trouve : un cap est-il franchi ?

 

Vincent : Nous abordons là un sujet qui me tient beaucoup à c½ur. Nous essayons de faire de Factotum un label intéressant et surtout de lui créer une identité forte avec un minimum de matière grise. Mes modèles sont des labels comme les défunts Lively Art, Lithium, Closer voire même Factory.

Malheureusement, les choses sont très difficiles. Sur le plan financier, Factotum, comme un grand nombre de labels indés, ne tient que grâce à la passion et au travail acharné et bénévole de ses membres.

Je désespère et rage de constater que les gens qui prônent la gratuité de la musique n’ont aucunement conscience de la quantité de labeur que demande la réalisation d’un disque. Ceci est d’autant plus paradoxal que nous sommes à une époque où tout le monde a compris la nécessité d’un commerce équitable. A croire que la musique doive en être exclue.

A ce sujet, je crois qu’il serait bien plus important de faire de la pédagogie envers des gens qui téléchargent illégalement plutôt que de mettre en place des lois répressives et idiotes, car inapplicables. Juste expliquer qu’une chanson ne se compose pas en un jour, que les instruments ne sont pas gratuits, qu’il ne suffit pas de brancher sa guitare et son micro dans un PC pour faire un album. Que les musiciens ont besoin de se nourrir aussi (;-), qu’une tournée rentable c’est quasiment impossible à monter en indépendant, qu’une campagne promo c’est cher et que si on continue de la sorte, nous n’aurons plus que le choix entre un vendeur de lunettes pour Optique 2000, les mass-comédies musicales merdiques et l’énième avatar des télé-crochets. On peut rêver à mieux en termes de diversité culturelle. Il suffit de méditer sur le nombre de groupes ou de labels talentueux qui ont jeté l’éponge à force de devoir se serrer la ceinture en permanence.

Avec Factotum, nous essayons d’arriver à un équilibre en faisant en sorte que chaque projet puisse financer les suivants. Si on y tend, pour le moment c’est surtout parce que nous ne travaillons plus qu’en coproduction, que je possède le Somewhere Studio et que j’accepte d’y travailler au rabais pour les projets destinés à Factotum.

Mais bon, c’est vrai qu’on a quand même l’impression d’aller de l’avant, malgré l’épisode désastreux avec Posterboy Machine. En mai, sortiront les EP de TORSO Des taches sur mon Rorschach et de EMBRYO Project 01, il s’agit du side project electro d’AlexXx, guitariste de Torso. A l’automne nous sortirons un trois titres de DULAC, fils illégitime de Thiéfaine et Daniel Darc et lointain cousin des Sisters of Mercy, découvert sur la compilation de nos amis du label Fatal Object. Nous coproduirons peut-être également le prochain BABEL 17. Nous cherchons surtout des artistes avec des univers forts et un minimum de matière grise avec une prédilection pour l’expression française.

 

Pourquoi ce disque est-il si peu cher ? Je constate chez les indépendants un retour à des tarifs vraiment justes du point de vue de la rentabilité… Comment ça fonctionne ?

 

Vincent : Si ce disque est si peu cher, c’est parce que nous avons fait le choix de ne pas miser sur la rentabilité justement. La poésie n’est pas ce qui se fait de plus vendeur et comme nous souhaitons que ce disque circule le plus possible, qu’on en parle, qu’il soit commenté, aimé ou détesté, nous avons opté pour ce tarif. Par contre, hors de question de le proposer en téléchargement gratuit. J’estime qu’un gars qui se prétend amateur de musique et qui n’est pas capable de lâcher le prix d’un paquet de clopes ou de deux bières pour un disque, fruit d’un travail passionné, qui risque de surcroît de lui provoquer des émotions, n’a rien compris à l’histoire !

 

A propos du terme « histoire », sur le plan de l’écriture, quelles sont les limites d’une forme narrative ? J’aime bien le travail de Jean-Daniel Dupuy lorsqu’il lit l’intégralité de son « Ministère de la Pitié » ou celui de Serge Teyssot-Gay avec son adaptation d’Hyvernaud.

 

Julien : C’est vrai qu’avec le titre « Grammaire de l’être », succession d’aphorismes et d’extraits de nouvelles sédimentés sur dix ans, je me suis lancé dans une forme narrative qui me distrait de mes poèmes bien versifiés, à la prosodie super calibrée. C’est une forme nouvelle pour moi, une liberté, une respiration que je m’autorise après avoir traîné mes guêtres dans la cellule choisie des octosyllabes et autres alexandrins que j’arpente depuis dix-huit ans. Il y avait déjà des tentatives dans le recueil Book émissaire (Ed. Eclats d’encre, 2005), notamment avec « Dans le blanc de l’âme », mais ce qui m’a intéressé dans « Grammaire (…) », c’est le côté manifeste poétique. L’expérience étant concluante sur la musique de Vincent, cela me donne envie d’en écrire d’autres, pour moi comme à la commande. Et pourquoi pas un jour en publier une trentaine qui se répondraient les uns les autres, un peu à la Francis Ponge. Les limites de cette forme narrative résident pour moi dans le côté bref (pas plus de deux pages) et surtout dans leur intention : ne pas en faire des nouvelles. Non pas par respect des « genres » mais par souci d’une brièveté et d’un arrachement qui sont en quelque sorte ma marque de fabrique.

 

Vincent : Je ne connais pas Jean-Daniel Dupuis, par contre, le boulot de Teyssot-Gay sur les extraits de La Peau et les os d’Hyvernaud est une pure merveille. C’est un de mes disques préférés. Il a su capter l’essence même de l’écriture d’Hyvernaud. D’ailleurs cette année-là sortaient également Mon cerveau dans la bouche de Programme, Quelque part de Mendelson et Aujourd’hui, Maintenant d’Expérience : une année faste pour le rock français. J’espère qu’il ne faudra pas attendre l’an 3000 pour revivre ça.

Sinon pour tenter de répondre à ta question, je crois que la seule limite de la forme narrative en musique c’est qu’elle n’intéresse qu’un happy few qui place la littérature et la musique au même niveau d’importance (autant dire qu’on n’est pas très nombreux !) mais, c’est celle qui donne les résultats les plus poignants. Il suffit d’écouter la chanson « Barbara » de Mendelson sur leur dernier album en date ou bien des chansons comme « Vincent Crane » d’And Also The Trees pour s’en convaincre. Le travail de Florent Marchet et d’Arnaud Cathrine sur Frère Animal est aussi très intéressant de ce point de vue-là. Je crois aussi que le fait que « Bukka White », la chanson qui figure sur le premier Torso, reste ma chanson préférée de Torso et, qu’elle provoque à chaque fois une telle émotion quand nous la jouons en live, est en grande partie dû à sa forme et sa construction narrative.

 

Pour finir, les cinq livres d’auteurs vivants que vous appréciez tous les deux ?

 

Vincent : Ouille ! Le piège ! Le fait qu’il faut que les auteurs soient vivants complique singulièrement la tâche. Alors, on en balance 10 chacun et on regarde si ça se recoupe. Ça te va ? Alors je commence :

 

Emmanuel Carrère – D’autres Vies que la mienne

Martin Winkler – La Maladie de Sachs

Cormac McCarthy – La Route

Jay Mc Inerney – Trente Ans et des poussières

Michel Houellebecq – Extension du domaine de la lutte

Brigite Giraud – A présent

Agota Kristof – Le grand Cahier

Nick Cave – Et l’âne vit l’ange

Jean-Philippe Blondel – 1979

Henri Halleg – La Question

 

Julien :

Arnaldur INDRIDASON – La Femme en vert (roman noir scandinave, « Points Policier »),

Dan FANTE – Les Anges n’ont rien dans les poches

Emmanuel ADELY – Sommes

Geoff NICHOLSON – Comment j’ai raté mes vacances

Tom SHARPE – Wilt 1 ou Comment se sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore

Woody ALLEN – Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture

Manu LARCENET – Le Combat ordinaire

Michel HOUELLEBECQ – Extension du domaine de la lutte

Olivier CADIOT – Fairy queen

Nick CAVE – Et l’âne vit l’ange

 

Vincent : Donc, je vois qu’on obtient un 2/10 ! Peut mieux faire ! Non ?

 

Ça peut, mais on y perdrait en diversité… Merci !

 

 

JULIEN SOULIER & VINCENT FALLACARA

Rapsodies Emosexuelles [CD]

Cold Wave • Indie • New wave



Factotum Records  Factotum Records
02/05/2011, Didier BECU

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What happens if you put a poet and a post-punkmusician together? Yeah, right, dark music with black lyrics.

Let’s get serious for a second here, because for this cd we have to lower ourselves down into the undergroundscene of Strassbourg. Vincent Fallacara is the leader of coldwave/postpunk-band Torso, a band that released three albums on Factotum so far.

When Vincent met poet Julien Soulier, they soon discovered they shared a mutual love for black poetry and a musical collaboration was soon in the make.
The result can be heard on “Rapsodies Emosexuelles” and it’s music that can be labelled as French cold wave, but even Tuxedomoon can be cited as a reference as well.

And do you have to understand French to enjoy this at maximum? Nope, you don't. Did your mum never tell you that music is something like a universal language?

Those who love French alternative wave already know what they have to save their money for!

Didier BECU
02/05/2011

MUZZART mai 2011

Après nous avoir régalés de la cold de Torso, lettrée et multiforme, Vincent Fallacara s'acoquine avec Julien Soulier, poète strasbourgeois dont les textes mettent ce Rapsodies émosexuelles en valeur.

Les réalisations musicales du premier, aussi brillantes qu'avec Torso, s'allient à la plume du second et prennent des atours cold (Arbori sapientia en ouverture, Enassassinée en seconde position) portées par une voix posée, ou électro-slam sur Emovarius qui bonifie imparablement ce début d'album. L'instrumentation, minimale, est adaptée et impose en certains endroits (Dans la peau d'un homme) des instants synthétiques eux aussi captivants, et de ce procédé naît un disque unique, hybride, bienvenu dans la production actuelle et qui y insuffle, de plus, une belle singularité.

Même l'électro posée d'un Saint Valentin 2010 fait son effet, aidée en cela par une trame sombre et Julien fait ici preuve d'une talent, tant musical qu'en tant que parolier, conséquent et décisif, épaulé par les choeurs de son acolyte qui gère également l'ornement musical. Le rythme sort parfois de sa torpeur (Mélancomane) et l'alliance entre Julien, aux "états d'homme" prenants, et un Vincent Fallacara encore une fois très en verve, permet un rendu régulièrement digne d'intérêt.
C'est le cas sur Fou ! et ses guitares griffues, plus vivace que les autres morceaux et qui complète l'opus avec brio, et se voit suivi d'un Grammaire de l'être fait d'un slam "dark", aux "lyrics" représentatives d'une dextérité impressionnante. Ce titre met d'ailleurs fin à un disque qu'on aurait aimé plus long, mais dont la genèse et la qualité en font une des oeuvres les plus intéressantes entendues ces derniers temps.

Excellente sortie donc, dans un style au mitan des genres et des époques, parfaitement amalgamées par un duo complice et pertinent.
Par A good day for a trip, le 03/05/2011 - muzzart
 

 

Radio L'Eko des Garrigues

Du 1er au 15 mai 2011, Rapsodies Emosexuelles s'est vu attribuer la quatrième place parmi cinquante disques actuels. D'après le classement établi par Stéphane Tosi pour la radio nationale associative L'Eko des Garrigues (basée à Montpellier et audible à la fréquence 88.5 mais aussi sur Internet) sur son Airplay mai 1ère partie, radio qui se définit - mais cela n'engage qu'elle bien entendu - comme "L'unique alternative aux radios soupes !!". Merci à vous, en tout cas !

 


Que vous soyez journaliste de presse écrite ou de radio, une médiathèque ou une autre salle désirant un concert ou une  exhibition musicalo-textuelle avec des vrais morceaux de poésie AOC 2011 dedans, et/ou tout simplement intrigué(e) par l'album que vous venez de vous procurer - gratuit bien entendu pour les journalistes et les organisateurs de concerts -  je vous invite à télécharger notre dossier de presse avant que de me contacter, ou en complément d'une interview, ou de toute question, de tout commentaire et critique qui seront publiés sur cette page.

Alors, à vos claviers messieurs-dames !

 

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<![CDATA[Rapsodies Emosexuelles]]> Sortie du disque Rapsodies Emosexuelles prévue le 1er mars 2011

Julien Soulier & Vincent Fallacara

 

 

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